Chabada en quelques vers

J’ai un métier prenant
Qui me laisse peu de temps.
Travailler je n’en ai plus envie
Je ne rêve que de poésie.

C’est un vrai métier d’hommes
Je m’y suis fait une place en somme,
Je fabrique des fenêtres
Que pour votre bien-être!

Le pire c’est la quincaillerie,
Quelle corvée, je préfère la poésie
Heureusement j’appelle Didier,
Le plus gentil des quincailliers.

A mon secours, il accoure
Vos références n’ont plus cours,
Mettez à jour vos cahiers
Sinon je vais me fâcher!

Puis avec un grand sourire
Sans plus rien dire,
Il prend ma commande
La liste est grande…

Un jour vous allez y arriver!
Je suis fatiguée de tout référencer,
Entre vis, boulons et crémones
J'en comsomme des tonnes.

Quel drôle de métier,
Chaque fois faut penser
Qu’est ce que je dois fabriquer,
Alors que moi je voudrais rêver.

Les clients me rappellent à l’ordre,
Y en a on dirait qu’ils vont mordre,
Une femme, ah bon vous connaissez,
Vous êtes sûre c’est votre métier ?

Quand de mon sac je sors un mètre
Pour mesurer leurs fenêtres
Ils ont l’air si étonné
Que je voudrais leur rire au nez !

Et oui je dirige une entreprise
Seule je m’y suis mise,
Parfois je voudrais tout quitter
Plus envie que de rimer...

Chaque semaine, je me dis
Quand est ce que ce sera fini ?
En attendant faut que je travaille
Chaque jour une vraie bataille.

Mais c’est ma vie,
C’est moi qui l’ai choisi
Oui mais c’était bien avant
Que je tombe dans la poésie...

A.


Poème de Chabada
© Le Pinceau et la Plume


Retour