| Jadis, l'Hiver, seule
Là où ne saigna pas la blessure ancienne
Où tous les nerfs à vif encore se souviennent
De l'impression terrible d'être seule en ce monde
Et d'être seul' coupable de l'orage qui gronde
Là où le corps rejette la moindre nourriture
Où tout ce qui se mange vous paraît pourriture
Où vous recrachez l'eau de vos lèvres froissées
Car votre esprit se ferme à tout corps étranger
Là où la nuit devient votre pire ennemie
J'ai là jadis goûté aux pires insomnies
Pourquoi me rappeler de ces lointains hivers ?
J'ai ferme bataillé pour sortir de l'enfer
Chacun a son histoire ses forces et ses faiblesses
Ses succès ses échecs ses dégoûts ses tendresses
Nathalie 31-01-08
Poème de Calsior - Mis en forme par Elena © Le Pinceau et la Plume - 5 février 2008
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