| Là haut sur la tour blanche
Ses yeux étaient gemmés de lapis-lazuli
Sa beauté égalait la reine de la nuit
Quand pâle elle regardait vers l'astre du couchant
On aurait dit un chant qui pleure en sanglotant
Sa longue chevelure était d'or et de boucles
De fleurs était paré son front ombré de doutes
Blanche sa longue robe tissée de toile fine
A son doigt une bague sertie d'aigue-marine
Elle regardait au loin partir son amoureux
Qu'on avait éloigné sans un seul mot d'adieu
A un autre que lui son père avait promis
La belle fiancée dont le coeur était pris
Elle eut beau protester son père répondit
Ainsi le veut la cour il n'y a point de merci
Montée sur la tour blanche éclairée par la lune
Du haut elle se jeta tombant comme une plume
On la chercha partout en vain dans le pays
Pas plus que ne revint l'amoureux éconduit
On raconte parfois que quand la lune est pleine
On entend la douleur de sa mère la reine
Avec elle est partie la joie dans le château
Le deuil cerne les yeux de ses sombres sanglots
Le roi ne parle plus la cour s'en est allée
Tous les jours sur la tour il se rend pour prier
Ainsi quand le devoir austère nous impose
Sans coup férir donner la plus belle des roses
Attends-toi malheureux à perdre plus que n'a
L'amour la liberté ça ne s'achète pas ...
Nathalie, 20-01-08
Poème de Calsior - Mis en forme par Ithiliel © Le Pinceau et la Plume - 27 janvier 2008
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