| Amour d'Hiver
Lorsque les flammes dans l’âtre dansent
Que les phrases n’ont plus de sens
Les yeux mouillés de fatigue et de fumée
Laissent en moi souvenirs et regrets.
De ces veillées si denses
Je m’en suis imprégné
Et j’ai toujours souvenance
D’un même émoi émerveillé.
Près de cet âtre où nos âmes
Nos deux corps se noyaient
Dans la lumière de cette flamme
Fermant les yeux, on se pâmait.
Une main tremblante venait se poser
Un regard, un sourire, un baiser
Brûlants, osant quémander
Fébrilement, encore se toucher.
De ton souvenir je me vois hanté
Là où il y avait amour, un fantôme s’est logé
Se taire ? Pourquoi faire semblant?
Toi que je j’aimais fougueusement
Sais tu seulement si tu avais continué à vivre
A quel point ma passion t’aurais rendu ivre ?
Mais à quoi bon regretter ce qui ne sera jamais
Se lamenter sur ce qui aurait été ?
Passions et saisons sont-elles éphémères?
Déjà le froid dans mon coeur m’annonce l’hiver
A l’eau de la fontaine, se mêlent mes larmes
Issues d'un silence devenu vacarme.
Tel un fantôme devenu blanc
Neige, pluie et vent
La flamme lentement s’est consumée
Hiver et gelées en moi sont arrivées.
Moâ.
Poème de Moâ - Mis en forme par Elena © Le Pinceau et la Plume - 16 novembre 2007
Retour | | | |