| Mort d'un papillon aux pétales cuivrés
Le papillon mordoré aux ailes d'étranges fééries à la tige décapitée
Sur son pistil repose comme un parfum déshabillé
Et s'enivre de la robe miroitante du vin qu'il voit dans le miroir
Avant de se griser aux dernières et subtiles liqueurs du soir
Comme sur les restes d'un rêve de débauché folie
Plane l'ombre magnifique de l'aigle des mille soleils gris
Arrachant les soupirs de la belle dame en organdi
Qui de ses dents détache les dentelles de sa robe de nuit
Merveilleuse et imposante aisance de la demoiselle sans merci
Dévoreuse de papillons légers et vagabonds dans l'âme
Aspirés de tous leurs pores cèdent sous le charme
Et sont pris au filet de débauchée folie
Implacable elle enlace de sa mortelle étreinte
L'aspirant papillon inconscient de son sort
Qui croit ingénument que la fleur est absinthe
Et qui se saoule de se tromper jusqu'à la mort.
Calsior - Mai 1985
Poème de Calsior - Mis en forme par Angelina © Le Pinceau et la Plume - 27 avril 2008
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