| Ma Fille
Où t’en vas-tu si vite de ton pas cadencé,
En fredonnant cet air si longtemps répété,
En moulant tes jambes, ta longue jupe s’ébroue,
Telle une cascade noire, flottante jusqu’aux genoux,
Ta chevelure rythme le roulis de ton corps,
Au temps impensable où le mien enfin dort.
Radieuse et parfumée, tu t’élances dans la vie,
Sans le moindre remords, encore tu me souris,
Discrètement tu jettes ton regard en arrière,
Réalisant soudain être mon ultime frontière,
Tu perçois doucement mon appel haletant
Alors glissant vers moi par un geste désarmant ;
Tu m’enlaces par la taille, te lovant contre moi,
Souvenirs d’autrefois soulevant mon émoi,
Ton impatiente envie de t’échapper là-bas
Où ton désir fougueux éclatait au combat
Avec tant de plaisir, j’entends ces mots charmants
De l’époque révolue, où tu m’appelais Maman
Valbleue,le 9 octobre 2007
Poème de Valbleue - Mis en forme par Elena © Le Pinceau et la Plume - 19 octobre 2007
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