| Jour Incolore
Aux pied d'une allée immobile recouverte,
Avec attention par les soins d'un céleste destin,
D'une chute de fleur à peine entre ouverte,
Qui célèbrent de leurs beautés l'éclat du matin.
Offrir ta peau nue aux caresses d'un soleil,
Qui glisse sur soie blanche, jaloux de ton refus.
Tu exprimes tes adieux aux astres et merveilles,
Amants remplacés par une inclinaison rendue.
Ce soir, jamais, la nuit n'aura plus le goût acidulé
Où ces ténèbres grisants te jetaient en larmes.
La douce saveur d'un aveu à la couleur argenté
Te bercera sous ces étoiles pour renaître femme.
Pas après pas, sous des ondées de gazes légères,
Les Anges s'arrêtent pour sourire aux mortels.
Ils envient ta beauté si frêle puisque éphémère,
La rendant immortel ainsi portée par le réel.
Mon souffle, mes notes, un son immatériel,
Musicalité fragile de cœurs qui battent à l'unisson
Partageant un air qui ne leur est plus essentiel,
Respirant à jamais l'âme de leur seule passion.
Qu'il est dur pour moi de ne pas pleurer ici,
Mais j'ai promis que je serais à tes côtés.
Tant de fois que tu me prouves que la vie
Rend un jour la foi dont tu l'investis, sacrée.
Il est temps, sur cette allée de rêves innocents,
Rejoint la moitié de ton âme, ton avenir est là.
Telle une enfant retrouvant son prince charmant,
Tu es devenue le tout pour quelqu'un ici bas.
A tes pieds, un chemin que tu foules jonché de fleurs,
Symbole de grâce où tu marches fébrilement.
La dernière des prières raisonne pour ton bonheur,
En ce jour incolore nappé de pureté pour un serment.
Ako
Poème d'Ako - Mis en forme par Angelina © Le Pinceau et la Plume - 6 septembre 2007
Retour | | | |